Suivez l'actualité

Tout est fait maison !

Tout est fait maison !

20-07-2012

Mais qu’est-ce-qui nous pousse à faire nos glaces, notre pain et nos yaourts ?

​Etes-vous de ceux qui emmènent leur machine à pain en vacances ? Avez-vous également ressorti du placard la sorbetière au couvercle rouge dont le fil dépasse du congélateur ? Nous sommes en effet nombreux à succomber aux appels du « fait maison », dans un retour aux machines anciennes ou aux dernières nouveautés qui permettent de faire nos yaourts, nos glaces, notre pain, et nos pâtes fraiches. 


Peut-être avez-vous le souvenir du sorbet à l’orange réalisé par maman grâce à la sorbetière ronde au couvercle rouge, aux pâles rétractables qui tournaient dans le freezer jusqu’à ce que la glace « prenne ». Le fil électrique branché à la prise était coincé dans le joint du réfrigérateur, et le petit livret de recettes a été tâché par le temps. 
Pourtant, vous l’avez ressortie de son placard, alors qu’elle ne servait plus depuis des lustres. Et sur les vide-greniers, la vieille yaourtière qui ne trouvait preneur il y a encore quelques années est devenue objet de convoitise !

Allez savoir pourquoi ces temps-ci, où nous courrons après le temps, nous sommes passionnés par le « tout fait maison » ? 
Prenons la yaourtière : dans les 6 pots de verre, versez du lait entier mélangé avec un bon yaourt à l’ancienne ou de la présure, puis mettez en marche toute la nuit : Vu qu’il faut 12 heures pour  réaliser 6 yaourts, ce n’est pas un gain de temps qui est recherché dans notre nouvelle passion.  Par contre, quelle joie de les personnaliser en ajoutant en fond de pot votre confiture maison, ou de la cannelle en poudre ! Et s’ils restent nature, on peut se satisfaire du simple fait de réaliser soi-même une recette ancestrale que même nos grands-mères ne faisaient pas elles-mêmes. Nous avons toujours acheté nos yaourts et nos fromages blancs. Les faire à la maison, c’est un peu « jouer » à la cuisine comme des adultes qui jouent au train électrique : c’est amusant de voir prendre les yaourts et de manger sa propre production. 
Forts de cet engouement pour le fait-maison, les fabricants ont misé sur les machines qui accompagnent notre enthousiasme, même au-delà de nos espérances. Lagrange propose maintenant une yaourtière qui permet également de réaliser des fromages blancs. Peut-être que nous verrons bientôt sur le marché une machine affineuse de fromages nous permettant de reconstituer une cave à la maison pour affiner nos meules de Beaufort ?

Autres instruments qui ont le vent en poupe, les machines à pain. A la fois indispensable aux passionnés et lourdement décriée par les puristes, la « MAP » réalise des pains plutôt cubiques, dont la cuisson est assurée par une résistance entourant la pâte de très près. En revanche, les fabricants ont imaginé des possibilités nouvelles : formes différentes, poids et dorure de la croute modulable, etc.
Pour préparer son pain, il faut compter 3 à 4 heures entre le moment où les ingrédients sont dans le pétrin, et le démoulage. De plus, les ingrédients (farine spéciale pour machine à pain), représentent un investissement environ égal au prix d’achat du pain en boulangerie : Il est donc plus rapide et pas moins cher d’acheter son pain que de le fabriquer.
Notez qu’il est également plus simple d’acheter une glace au supermarché que de la turbiner soi-même. Magimix ou Philips proposent des sorbetières pour lesquelles la cuve doit être placée au congélateur plusieurs heures avant. Vous devez ensuite réaliser un sirop (pour un sorbet) ou une crème anglaise (pour une glace) et la turbiner dans la cuve bien froide, pendant environ 30 minutes. Reste que là encore, nous pouvons imaginer des parfums inventifs que l’on ne trouve pas en bacs, une glace au Zan ou un sorbet à la verveine du jardin. Il en est de même pour la confiture, où nous utilisons les abricots du voisin mariés avec le miel de lavande de notre ami apiculteur, ou des pâtes fraiches teintées de pulpe de tomate. Alors ce serait cette liberté dans les parfums et la personnalisation qui nous pousserait à tout faire nous-mêmes ?

Il semble surtout que notre motivation première lorsque nous cuisinons du « fait-maison », c’est de revenir aux essentiels, aux recettes que nous ne savons plus faire seuls : le pain, les yaourts, les glaces… Nous les avons toujours achetés, et cela nous amuse de nous y frotter. 

Ou alors on imagine que ce sera meilleur si c’est fait-maison, et ce n’est pas souvent le cas : Il faut savoir admettre la supériorité des professionnels !

Retour