Sans intermédiaires
13-06-2012
Les légumes en direct, du producteur au consommateur
Producteurs et consommateurs trouvent ensemble des solutions pour réduire les intermédiaires : pour les uns, on réduit ainsi les marges des distributeurs, et pour les autres la qualité est au rendez-vous grâce à une traçabilité maximum à un moindre coût. Du panier AMAP* à la cueillette sur place, revue de détails des bonnes pratiques imaginées pour des achats « en direct ».
Il y a quelques années, les paniers AMAP* ont fait leur apparition, sous la forme d’un engagement mutuel entre le producteur de fruits et légumes et ses consommateurs. Ces derniers s’engagent à acheter une partie de la récolte, ce qui permet à l’agriculteur d’ajuster sa production en évitant le gaspillage, et d’être assuré de vendre ses produits. Pour les clients, c’est l’assurance d’une traçabilité à toute épreuve, et d’une qualité remarquable. La relation de confiance qui s’instaure permet de proposer aux « consommacteurs », clients engagés dans leur acte d’achat, de cuisiner uniquement des produits de saison. Ainsi, ces derniers vont parfois chercher semaine après semaine des paniers qui se ressemblent : courge, re-courge et encore courge en hiver, ou de belles quantités de salades au printemps, ce qui oblige les clients à cuisiner ce qui a été produit, et non d’imaginer une recette avant d’aller en acheter les ingrédients. De cette manière, nous reproduisons le schéma rural de la consommation saisonnière quasi exclusive de son propre potager. Les quelques contraintes contrarient parfois : l’engagement d’achat du panier est annuel, et il faut venir chaque semaine récupérer ses 5 ou 10 kg de fruits et légumes. Mais quel bonheur de cuisiner des produits certifiés bio ou en agriculture raisonnée, et dont la fraicheur est maximale !
Les collectivités ont donc décidé de se mobiliser afin de développer les « marchés de producteurs » qui s’engagent à proposer uniquement des produits qui proviennent directement et exclusivement des producteurs. Les Chambres d’Agriculture portent le projet des « marchés de producteurs de pays », qui ont même un logo et une charte de fonctionnement : déjà 29 départements sont adhérents à la démarche, et 370 lieux de marchés sont ouverts en France. Ainsi, les agriculteurs ont l’opportunité de proposer leurs produits dans un cadre garantissant la qualité des intervenants, et de ce fait, attirant un grand nombre de consommateurs sensibles à ce qu’un marché garanti « sans intermédiaires » leur soit ouvert près de chez eux.












