L'UNESCO et la gastronomie française
06-04-2012
Le Repas Gastronomique des Français inscrit au patrimoine immatériel de l’UNESCO.
En 2010, l’UNESCO décidait, et ce pour la première fois, d’accueillir parmi les plus belles créations du génie humain des cultures et des expressions culinaires jusque là exclues du registre du patrimoine de l’humanité.
L’inscription, le 16 novembre 2010, du « repas gastronomique des Français » sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel est une importante victoire pour la France et pour l’affirmation de la diversité culturelle. Cette distinction honore tous ceux qui, au quotidien, contribuent à faire vivre le repas gastronomique autant qu’elle nous engage vis-à-vis de nos concitoyens et de la communauté internationale.
Ce premier anniversaire est par conséquent l’occasion de rappeler les engagements pris par la France en faveur de la promotion et la transmission aux générations futures ce monument de notre patrimoine et de notre culture.
Faire vivre l’inscription c’est avant tout promouvoir et défendre les valeurs qui lui sont associées. Le repas gastronomique, c’est l’illustration d’un certain art « du bien manger et du bien boire », un art de vivre ensemble.
Ce sont les amis, les collègues, les membres de la famille qui, pour une occasion particulière, se retrouvent autour d’une belle et bonne table. Outre le fait qu’il est le lieu où se déploient la richesse et la diversité de notre patrimoine gastronomique, le repas de fête célèbre les valeurs de partage, d’attention à l’autre et de transmission du bien être ensemble. Les produits sont choisis puis préparés avec une attention particulière, ce sont généralement des produits de terroir, c'est-à-dire qu’ils sont porteurs de valeurs culturelles. L’accord idéal des mets et des vins est recherché, la table est dressée avec soin et sophistication, la conversation y est riche et enthousiaste. Il s’agit donc bien d’une pratique sociale ritualisée au cours de laquelle on expérimente l’art de la bonne chère et du plaisir du goût partagé.
Le repas est ainsi le premier lieu de l’enseignement de la sociabilité et de la convivialité. Garantir le développement de cette culture populaire, de ce bien immatériel, impose que les mesures inscrites au dossier de candidature soient mises en œuvre avec audace et ambition.
Jean Robert Pitte
Président de la Mfpca












